Aujourd’hui, on va parler de sujets qui fâchent. De sujets graves, qui font trembler dans les chaumières. Aujourd’hui, on va parler allemand.
Personnellement, j’adore l’allemand. C’est une langue romantique, complexe, d’une subtilité tout à fait comparable au français, n’en déplaise à certains, qui d’après moi s’est retrouvée haïe à cause de bêtes événements historiques, mais qui mérite qu’on s’y intéresse. D’autant plus que les Germaniques en général ont eu (et ont encore) une influence majeure sur la musique (de Beethoven à Gershon Kingsley) et se retrouvent sur de nombreuses scènes à travers l’Europe et le monde.
Alors, certes, la langue allemande a eu de tristes représentants ces dernières années : je pense bien sûr à Tokio Hotel, pour ne citer qu’eux, qui ont poussé des milliers d’ados pré-pubères à apprendre la langue de Goethe pour toutes les mauvaises raisons. Vous me direz, au moins ils l’apprennent. Certes. Cependant, il est triste de voir qu’aujourd’hui, les connaissances du Français moyen en musique moderne allemande se résument ainsi :
- Rammstein
- "99 Luftballons" de Nena
- Tokio Hotel, Killerpilze et autres dégénérescences du même tonneau
- Scorpions (qui chantent en anglais)
- "Rock me Amadeus" de Falco, pour les plus de vingt ans
- Pour les quelques-uns qui se sont penchés sur la question, Nina Hagen, et peut-être Wir Sind Helden. Lire la suite