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Articles par Souche

Pardon pour Alex Hep-beurk

Bonjour. Je suis désolé.

En octobre dernier, dans un article aussi pauvre en arguments qu’en recul, je vous avais fais part de mon enthousiasme farouche pour Alex Hepburn, une chanteuse soul Londonienne dont la voix m’avait fait chavirer les tympans. S’en était suivi une discussion passionnée où deux de nos plus fidèles commentateurs m’exprimaient gentiment leur doutes, tandis que je défendais corps et âme ma petite découverte, renvoyant le débat à la sortie de son 1er album.

Avant hier Cendar m’apprenait que le débat était désormais clos : Lire la suite

Black Rebel Motorcycle Club : Rock’n'roll motherfucker

Une des raisons qui font que j’adule le Rock est que je me reconnais dans ses icônes culturelles, dans la légende et l’image qu’il véhicule. Le R’n'B ne me parle pas parce que je ne m’identifie d’aucune manière avec ses interprètes et ses valeurs. Je n’ai pas envie d’être ce gars à barbichette et chemise entrouverte, qui beugle que sa meuf lui manque pendant que des te-pu caressent sa Merco. Même dans mes cauchemars les plus odieux, je ne chante jamais des conneries les bras grand ouverts sur une falaise en bord de mer : je ne veux pas devenir Chorus Guy.

Par contre, j’aime me rêver rebelle et écorché vif. Je m’imagine toujours qu’un beau matin je dirais fuck à toutes ces conneries et je partirai courir le monde avec mon harley et ma veste en cuir. J’irai chanter les injustices aux quatre coins du globe, armé de ma guitare mon ukulélé et de mon charisme incendiaire. Je déclencherai des révolutions le jour et dormirai du sommeil du juste la nuit, avec mes groupies nues et le ciel étoilé pour seule couverture… Et en fond sonore de mes périples épiques, il y aura du Black Rebel Motorcycle Club. Lire la suite

Fais moi des choses Gertrude

Si tu veux aller vite, fais le tout seul. Si tu veux aller loin, fais le à plusieurs. (c’est pas moi qui le dis, c’est un proverbe africain)

Ce qui fait toute la magie des groupes de musique, ce n’est pas seulement le talent individuel des musiciens, c’est aussi leur capacité à travailler en cohésion. Quand je vois les difficultés que peuvent poser le moindre exercice de travail en groupe – entre les problèmes de communication, de synchronisation, d’entente, de répartition des tâches, de relecture, de compatibilité… – je suis émerveillé de voir comment des tas de groupes arrivent à produire des œuvres communes de qualité, transcendant leurs compétences individuelles. C’est d’autant plus impressionnant quand il s’agit de musique, un art foutrement exigeant en terme de précision du rythme et de coordination des mouvements et dont le résultat final s’apprécie subjectivement. Chaque fois qu’un groupe atteint un niveau de conciliation suffisant pour sortir un morceau écoutable, même moyen, c’est un putain de miracle qui fais briller des larmes dans mes yeux d’enfant.

Alors sachant qu’on est une bande de cons dès qu’on est plus de quatre (<3 George), que penser d’un groupe de 12 musiciens ? Je vous laisse juger. Je vous présente les Gertrudes. Lire la suite

Les trésors oubliés de Fools Garden

Je sais pas si vous vous rappelez mais il y a longtemps je vous avais parlé des groupes "One-shot" avec l’exemple des Spin Doctors. Vous savez ces groupes dont un seul morceau cache la forêt d’albums et de singles cools. Et bien je me suis dit qu’il était temps que je reprenne mon jihad vengeur visant à vous faire écouter des vieux trucs  rétablir l’honneur de ces talentueux musiciens injustement rangés aux oubliettes après un seul succès. Aujourd’hui on ré-écoute Fools Garden.

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The Asteroids Galaxy Tour : La pop qui vient d’ailleurs

Plein le cul de la crise, de la telenovela version UMP et de la fin du monde qui s’éloigne un peu moins chaque jour? L’article d’aujourd’hui est pour vous : on part dans les étoiles. Ou plutôt dans les astéroïdes, là où les problèmes sont loin et où la guerre n’appartient pas à Disney. Je vous présente le groupe aussi attachant que chiant à prononcer : The Asteroids Galaxy Tour. Lire la suite

Derek Trucks : Le Messie du Blues Rock

Le paysage musical actuel est frustrant par son ampleur et sa complexité. A cause de la mondialisation, de l’accessibilité croissante des moyens de production et de diffusion et de l’explosion démographique, l’horizon musical est saturé d’artistes dans tous les styles. C’est une super chose parce que, du coup, il y a des surprises à tous les coins de rue et la musique n’a jamais évolué si vite et à si grande échelle. Le coté plus négatif c’est que, statistiquement, il est fort possible que vous passiez complètement à côté de l’artiste de votre vie, noyé dans la masse. Mais bon au moins il existe surement quelque part. On se console comme on peut.

La conséquence de ce phénomène est que nous vivons dans une ère où il n’y a plus vraiment d’idole. Bien sur, l’industrie musicale tente d’en monter de toute pièce. Les boys bands et les starlettes de quelques mois fleurissent ici et là mais n’ont rien à voir avec les figures emblématiques d’antan, qui symbolisait des générations à eux tout seuls. C’est pas que les artistes actuels n’aient pas le talent pour s’imposer comme des dieux vivants, c’est juste que la concurrence est beaucoup plus massive et donc plus rude. La durée de vie d’un grand artiste d’aujourd’hui n’est pas la même qu’il y a 50 ans. Je doute sincèrement qu’on se batte dans 70 ans pour le concert d’un musicien contemporain comme on se bat aujourd’hui pour un billet des Rolling Stones. Cependant, si je devais évoquer un artiste actuel en lice pour le statut de messie musical des 50 prochaines années, moi je parierais sur Derek Trucks.

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The April Smith Horror Picture Show

Il y a quelques semaines j’ai découvert The Indie Rock Playlist , un blog tenu par un malade mental qui pond une playlist de 150 morceaux par mois, spécialisé indie rock . Au delà d’être méga impressionné par l’abnégation et la régularité du mec, j’étais surtout super curieux et je me suis empressé de télécharger dans les 500 morceaux. Maintenant ma réserve musicale est pleine d’inconnus. C’est au petit bonheur la chance que je tombe sur des trucs chouettes ou pas quand j’allume iTunes. Mon petit sanctuaire personnel est squatté par pleins de têtes nouvelles dont je n’ai jamais entendu parler et ça me fait bizarre. En même temps c’est une bonne nouvelle parce que j’arrête pas de faire des belles rencontres. Mon dernier gros gros coup de coeur en date c’est April Smith and the Great Picture ShowLire la suite

Devendra Banhart, cet Indien d’Amérique

J’ai honte mais j’ai longtemps été protectionniste avec ma musique. C’est une de mes plus vieille névrose. D’une part, j’ai une réticence assez débile face à la musique qu’on me conseille. Parce que je ne l’ai pas trouvée moi, parce qu’elle ne sera jamais totalement mienne car imprégnée par son origine : la trouvaille d’un autre. D’autre part, j’ai l’orgueil mal placé concernant celle que j’ai eu la chance de dénicher par moi-même. Mon précieux mien. Mon contact privilégié avec un artiste que je suis le seul à écouter dans mon entourage. Mon snobisme de nombriliste. C’est une sale habitude dont je cherche à me débarrasser mais je suis toujours un peu comme ça (et je me rassure en me disant que je ne suis pas le seul). J’ai besoin que les choses m’appartiennent un peu pour les apprécier sans complexe. Putain d’ego.

J’aime croire que je suis un peu moins con maintenant. Que le blog m’a aidé à surmonter ma propre connerie. Trouver toutes les semaines des trucs cools à vous faire écouter ça finit par être un challenge l’air de rien. Ça nous force tous autant que nous sommes à sortir de nos sentiers battus, à être toujours plus curieux et – bien sûr – à se goinfrer d’un maximum de conseils extérieurs. Aujourd’hui je suis bien plus une pute à information qu’un ermite égocentrique. Je bouffe sans vergogne à tous les rateliers et repart en pillant les réserves musicales des compagnons malheureux qui m’ont ouvert leur musicothèque. Et – sans surprise – c’est comme ça que je fais les plus belles découvertes : par exemple Devendra Banhart le week end dernier. Lire la suite

Vanupié : Le vagabond du métro

Je suis quelqu’un de cohérent : quand je veux des artistes underground je vais vous les chercher dans le métro. C’est donc mi-Juillet, alors que je courrais pour chopper ma correspondance que je suis tombé sur Vanupié à Châtelet. Ou plutôt qu’il m’est tombé dessus. En entendant sa voix remplir l’espace des couloirs, je me suis dit que ça valait bien un détour. Quand j’ai remonté la piste et que j’ai finis par le trouver, je me suis dit que je prendrais le prochain métro. Ou celui d’après. Lire la suite

Alex Hepburn : La voix Soul qui brûle

Cet article sera particulièrement court. Parce qu’il y a des artistes qui sont tellement éblouissants dans leur performance qu’ils parlent pour eux-mêmes. Venir y mettre notre grain de sable d’explication n’est alors pas juste inutile mais presque malpoli. Je vous présente donc très rapidement l’artiste d’aujourd’hui : Alex Hepburn, 26 ans, jeune chanteuse soul londonienne. ECOUTEZ ÇA. C’est un putain d’ordre. Promis vous le regretterez pas. Lire la suite

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