Don’t Take My Kindness For Weakness
J’avais cette discussion avec mon père pas plus tard qu’hier : lesquels des américains ou des anglais on légué l’héritage le plus conséquent au rock. La question n’était pas évidente, même si je penchais clairement pour les britanniques. The Doors, Janis, Elvis, Jefferson Airplane, Jimmi Hendrix… Mais la liste outre-atlantique s’arrête rapidement, car en réalité 90% des icônes du rock sont britanniques. Et c’est toujours le cas, même si le rock s’est progressivement hybridé avec le blues, la pop et les autres genres de son époque. Ce qui m’amène naturellement à vous parler d’un jeune anglais, Adam Brainbridge aka Kindness, qui ne prolonge pas véritablement l’héritage rock mais qui n’oublie pas d’en intégrer les codes à ses créations.
Difficile de trouver des infos sur ce chanteur/compositeur de 29 ans aux cheveux longs et au look atypique. Pourtant son côté anti-héro, anti-hipster, anti-rockstar donne envie d’en apprendre un peu plus sur le bonhomme. Il nous faudra donc attendre quelques temps et que sa notoriété grandisse. En attendant, on va faire avec ce qu’on a, c’est à dire presque rien. Pour cause, il vient de sortir son premier album un peu plus tôt dans l’année. Quant à sa musique, qu’on pourrait trouver très inspirée de LCD Soundsystem (résurrection!!), c’est un sac de noeuds de genres et références. Tantôt rock, tantôt "soulful", tantôt funky, souvent très doux dans la voix mais audacieux dans les rythmes, Kindness distribue des bonbons à tous les genres sans même oublier le jazz, chose trop rare de nos jours. Un cd, 10 titres et déjà tant de talent. Difficile d’ajouter quoi que ce soit de pertinent sinon qu’il vous faut absolument écouter ces titres. Si vous avez besoin d’un argument, sachez que je suis asse peu pop-rock et que je suis pourtant resté sur le cul devant les créations du jeune British et de ses acolytes. Enjoy



