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Jamie kiss/kiss

Jamie+xx

Le marathon des oraux est enfin terminé… Me voilà véritablement de retour, avec du temps libre et surtout une faune d’artistes à vous faire découvrir (ou peut-être juste re-découvrir). Et comme une nouvelle page de ma vie se tourne, je devrais certainement commencer par expier mes traumatismes sur cette feuille blanche numérique. Car voilà, après m’être fait humilié sur le Street Art durant un oral, voilà que l’examinateur à la langue fourchue me piège sur la programmation du Stade de France. Bruce Spingsteen… Tentant le tout pour le tout, je lui répond que je n’écoute pas ce vieux rockeur dégarni en ce moment (ce qui est faux, entendons-nous bien) mais un tout autre genre musical : le post-dubstep. Londonien, histoire d’enfoncer le clou. Mais voilà que ce quarantenaire me lâche, l’air entendu, un stratosphérique "ha oui sympa". Et qu’il enchaîne sur ses références électro. Alors voilà, vous avez devant vous les restes encore tièdes d’un étudiant aspirant mélomane qui s’est pris un saucissonnage en règle. Leçon à retenir : faire preuve de plus d’humilité avec les quarantenaires aux airs sournois. Et puisque ce que je vous dit doit vous paraître franchement long voire carrément chiant, je m’en vais vous parler de post-dubstep britannique à travers la personne de Jamie XX.

Découvrir le visage de Jamie XX, c’est un peu une déception.  L’air geek, farouche et un peu paumé, c’est pas vraiment l’artiste comme on aime se l’imaginer. Mais pourtant, sa personnalité correspond parfaitement à sa musique : timide, sombre, introvertie. Mais géniale aussi.  Il fait partie de cette nouvelle génération d’artistes ultra-connectés, qui inventent leurs sons et composent, touche à tout mais surtout à la texture. Chez Jamie, tout est affaire d’ambiance. La mélodie on s’en fout un peu, même si elle est presque toujours excellente. Ce qui importe avant tout, c’est de rentrer dans l’univers sonore comme dans une petite bulle, s’y glisser et se laisser porter. Et il faut dire que ça marche. D’une musique ultra-underground, Monsieur Jamie a réussi a en faire un succès commercial. Car vous aurez reconnu derrière ce pseudo de no-life le DJ et compositeur électro de The XX, le groupe pop-rock alternatif qui a cartonné en 2009 et nous prépare un petit album pour la rentrée. Mais Jamie c’est aussi quelques essais solo dont un album entier dédié à la musique du grand Gil Scott-Heron, un album qui paraîtra quelques mois avant le décès de ce dernier. Mais cette musique se passe de mot. Elle se ressent avant tout et, bien que pas toujours accessible, cet univers musical a ce petit quelque chose de magique qui ne manquera pas d’enchanter certains d’entre vous. Du moins je l’espère.

Et si ça vous dit de le voir en live à Londres dans la célèbre Boiler’s Room :

Ou encore interviewé par The Creators Projets :

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