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Si je devais vous parler de – YoNe.

Lio

Yo. Vous excuserez l’aspect tardif de l’article… Ou pas. J’y peux rien, j’ai une existence propre. Bref, passons. Toujours dans la lignée des « Si je devais vous parler », attaquons-nous au mastodonte des articles : Si je devais vous parler de Yone…

Si je devais vous parler de Yone, je devrais faire ça en plusieurs tomes. Parmi tous les chroniqueurs ici, c’est le plus vieux de mes amis. À dire vrai, lors de mes premiers échanges avec lui, je n’étais même pas majeure… Et aujourd’hui j’ai postulé en dernière année de master… Autant vous dire que j’ai pas mal de choses à raconter. D’autant plus que, YoNe, c’est aussi : un concert de Keziah Jones au lever du lit, deux concerts d’AC/DC dont un avec Slash en première partie, plusieurs concerts au Duc des Lombards. C’est plusieurs vacances passées ensembles, des tonnes de nuits blanches à boire de l’alcool en tapant sur le petit paulo non sans discuter de tout et de n’importe quoi, des heures de débat sur la musique… Beaucoup de souvenirs et de Chesterfield Classic Red.

Déjà, YoNe/Shida/Lionel et tous ses alter égo se sont battus pendant longtemps pour me faire écouter… Du rap. Je l’avoue. Mon côté psychorigide assorti de mon enfance près d’une cité et d’une enfance/adolescence dans le rock et ses dérivés vaguement plus barbares m’ont forgé un préjugé énorme à l’encontre que du rap… Et il aura fallu pas moins que l’acharnement de YoNe pour me faire admettre que j’avais tort (et donc qu’il avait raison). Oui. Tu peux faire un screen shot et encadrer cette phrase. Tout ça pour du rap.

 Mais pas que. Comme dit, Lionel et moi c’est aussi un matin, à manger un bol de chocapic en tête à tête dans la cuisine d’un appartement au sixième étage d’un immeuble porte de Clignancourt, vers 17 heures, et l’un de ses colocataires pénétrant le lieu du réveil presque en panique pour nous expliquer que Keziah Jones jouera à 20heures sur les quais de Seine. Concert gratuit.

Et encore… Une soirée au Duc des Lombards. J’ai l’immense honneur d’avoir permis à YoNe et à Phil de découvrir ce sacro-saint lieu du Jazz. Le Duc, club tout simplement parfait, situé à Châtelet, un endroit où la scène se déroule littéralement sous les doigts des premiers rangs, où le vin est bon et la musique excellente. Le Duc des Lombards, et Manu Le Prince jouant un hommage à Cole Porter, le Duc des Lombards et tous les groupes qui y passent sans qu’on en retienne jamais le nom, le Duc des Lombards et Ray Charles… Mais nous étions trop jeune et j’en rêve encore. Le Duc des Lombards, le Jazz, le vin blanc et l’orgasme absolu.

Et puis… Si je devais vous parler de YoNe, je ne pourrais pas oublier de vous dire qu’il est la seule personne sur terre à qui je peux poser cette question : qu’est-ce qui est meilleur qu’un concert d’AC/DC ? Nous avons en effet eu l’incroyable privilège d’assister deux fois à la tournée black Ice et, du haut de nos vingtaines bien tassées, pouvoir nous vanter d’un tel exploit. Avec Slash, en première partie, lors de la représentation au Stade de France – dans la fosse. Et, un an avant, presque jour pour jour, le Stade Vélodrome, Marseilles, et les gradins or. Le plaisir de s’être retrouvés deux ans d’affilés pour assister ensemble à cette orgie auditive de plus de deux heures… Ne plus être réveillé quand son portable joue Highway To Hell en guise de sonnerie. Se sentir jeune. Kiffer. Kiffer le monde entier. Ne jamais oublier.

Mais YoNe, c’est pas que ça. C’est plus que ça. C’est un mec avec un vrai regard sur le monde et sur les gens, qui parle avec des vrais mots et qui dit par fois des trucs vraiment cool avec sa bouche. C’est un noir qui représente à la fois son propre cliché et son anti-thèse. Aucune morale mais un code bien à lui. De la volonté. De la nonchalance. Il y a comme une espèce d’armure en slime qui le recouvre et qui arrête, avale et recycle chacune des choses qui le percutent. YoNe, c’est un peu comme le surhomme de Nietzsche mais en vachement plus black. Et perché, aussi. Et Lionel, c’est aussi un putain d’aimant à échec… Il y a un train qu’il faut avoir ? Loupé. Une fois où il ne faut pas s’endormir ? « allô cinder ? J’suis dans le train, en station de lavage, je crois… ». Un train annulé ? Le prochain est dans deux heures, on s’est levé pour rien. On veut aller au musée, mais on pourra pas payer ? Sans argent et sans la gratuité dudit musée, c’est l’air presque blasé qu’on retrouvera le petit Paulo.

Alors rien que pour lui, pour surmonter l’échec, aujourd’hui, cette playlist .

Au plaisir,

& à demain,

Cendar.

Ps -

Un commentaire Poster un commentaire
  1. YoNe #

    Putain meuf …. <3

    31/05/2012

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