Django x2
Non, cet article n’a rien à voir avec Django Reinhardt. Les conservateurs amers, la sortie est par là. Plus sérieusement, today is a good day. Pas seulement parce que je vais vous présenter un petit groupe tout neuf et très prometteur. Je suis surtout heureux parce qu’enfin, après avoir passé huit longs mois en Ecosse, je peux vous sortir de la cave un vrai groupe écossais. Quand je dis vrai, ne vous attendez pas à des cornemuses, des kilts, du whiksy et du folklore. Ne vous attendez pas non plus à mes habituelles références hip hop ou électro, pas plus qu’à un de mes trips altermondialiste peace & love. Ne vous attendez d’ailleurs à rien du tout, parce que les compères de Django Django on taillé leur propre chemin à la machette dans la jungle musicale luxuriante de cette décennie angoissée.

Notre britband, formée à Edimbourg, joyau des highlands, réunit David Maclean (batteur et producteur), Vincent Neff (chanteur et quitarist), Jimmy Dixon (bassiste) et Tommy Grace (le mec aux synthés, ça a un nom?). Trois années de travail, un disque sorti fin janvier, des critiques à genoux… Les ingrédients d’un départ prometteur en somme. Décrire leur musique en revanche est une autre paire de manche. A l’écoute de leur premier single "Waveforms", le premier réflexe serait d’immédiatement ranger le groupe dans la case "dream-pop" ou "pop indie". Et puis vint le deuxième single "Default". Les choses se compliquent. On ne sait plus trop si c’est de la pop ou de l’électro. Tout ce qu’on sait, c’est que c’est bon. Rendez-vous compte, même ma voisine à peine pubère et totalement écervelée écoute ça. Conclusion : soit mes goûts sont à jeter aux chiottes, soit nous sommes en présence d’un groupe potentiellement iconoclaste, capable de réconcilier le peuple. Je pars loin, je sais.
L’album sort finalement. Les attentes sont grandes, les 13 morceaux sont ingurgités d’une traite, laissant un léger goût d’insatisfaction. Mais soyons raisonnable, pour un premier album, c’est du bon. Du très bon même. Pour ce qui est de décrire leur musique, on sera toujours bien en peine. J’étais sur le point de me décider lorsque le titre "Skies over Ciaro" part. Ce simple morceau, bien qu’il ne casse pas des briques en soit, souligne tout le potentiel du groupe et sa diversité. Quant aux titres "Wor", "Storm" et "Firewater", ils réalisent une jonction parfaite entre pop, indie, rock, avec une touche de blues, le tout sur une voix qui prend des airs parfois mystique. Une sorte de voyage à dos de cheval qui partirait des grandes plaines américaines pour finir perdu entre deux oasis au Sahara. Nous retiendrons donc le groupe comme un carrefour d’influences, leur musique elle restera plus ou moins une énigme. Mais puisque les critiques musicales, pratiquant allègrement l’onanisme, adorent mettre des noms sur tout, nous accepterons leur définition : "psychedelic quartet", "new modern classic" et " innovative use of African sounds and musical fusion". A bon entendeur.
PS : leur site, leur page facebook.




Belle trouvaille!!
Ps: il me semble que c’est claviériste pour le joueur de synthé, mais il y aussi claviste… ^^
Ca doit être ça. J’arrivais pas à traduire correctement "synth operator" x)