Full Dub – Potentio Dub
Tandis que Toof se débat avec un banc de truites mutantes aux confins des Mers Sans Noms, et dans la mesure où il ne sera pas de retour avant cet après-midi, c’est à moi qu’échoie la lourde charge de divertir la plèbe : D. Les 3 du fond qui ont déjà ramassé des pavés pour me les jeter à la gueule, on se calme ! Je vous mentionnais hier que je trouvais ce début d’année 2012 plutôt riche en sortie musicales. Le nouvel et très respectable album de Youssoupha, les C2C, et la nouvelle release du label ODG. Tout ça en 3 semaines. Souvenez-vous d’ODG, ce label indie spécialisé dans le dub que j’avais longuement glorifié dans cet article. La particularité du truc étant que tous les albums, sans exceptions sont proposés en téléchargement gratuit. C’est donc de son éblouissante gratuité que Full Dub, artiste Dijonnais de son état, nous offre une release tout simplement parfaite pour entamer notre dernière ligne droite vers le jugement dernier.
Potentio Dub, puisque c’est son nom nous offre 5 tracks d’une très très grande qualité. Le mariage de l’électronique et du son reggae est parfaitement maitrisé. Chaque morceau vous offrira une ambiance différente, sans pour autant que la continuité d’une piste à l’autre n’en souffre jamais. Le son nous rappelle avec une nostalgie bienvenue cet âge d’or qui a fait du French Dub ce qu’il est devenu aujourd’hui. 25 Minutes de voyage donc, au cours desquelles vous traverserez l’électro dub entrainant de Self Fulfilling Prophecy, ses petits wobbles sur sa rythmique reggae et sa basse puissante. Vous trouverez aussi les infrabasses surpuissantes de Dub Black Orient, joliment embellies par le son syncopée du sitar (i guess XD). S’en suivront les échos sombres de The Fateful Night, track qui à mon sens est la plus représentative de ce vers quoi le métissage du dub tend de plus en plus en France. Outre l’électronisation du son en lui-même, on en revient à reprendre la structure des morceaux électroniques. Superposition de couches, paroxysme, drop. A ceux qui y verront un manque de prise de risque, je leur répondrais que c’est une valeur sure. Bref en 4° position vous trouverez le violon lancinant de Decay. Là encore le mariage des genres est tout à fait réussi et l’ambiance sonore particulière du morceau est une justification à son existence. L’EP se conclura sur ma piste préférée, Red Dragon. L’intro en japonais absolument improbable, et ce steppa, cette ligne de basse qui galope aux frontières de la drum and bass, j’ai beau lutter de toute mes forces le headbang m’est à chaque fois inéluctable. Sans doute le morceau le plus avec mes gouts en matière de Dub ces derniers temps.
Bref l’EP est dispo en écoute et téléchargement GRATUIT sur le site d’ODG prod.
YoNe



