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Lulu Gainsbourg – Sorti de l’ombre de Serge.

I'm sexy & I know it.

Alors voilà. C’est l’histoire de C. qui dit tout le temps que Brassens c’est mieux que Gainsbourg et qui est une grande fan de la musique française. C. a des amis qui adorent Gainsbourg et qui n’ont pas perdu une minute pour annoncer à C. que le sujet de cet article – Lucien Ginsburg – a sorti un album qui déboîte sa maman et C. de ne pas valider. Forcément, après moultes débats, C. a fini par laisser de côtés ses réticences et a ré-écouté l’album, From Gainsbourg to Lulu… Et s’est laissée convaincre.

En même temps, je la comprends… Lucien Ginzburg aka Lulu Gainsbourg, fils de Serge, s’est lancé dans le dur pari de remettre au goût du jour l’œuvre intemporel de son père… Après avoir passé 20 ans outre-atlantique de peur de subir la mauvaise réputation qu’était celle de Serge Gainsbourg, de peur – sans aucun doute – d’être jugé pour l’homme qu’avait pu être son père plutôt que reconnu comme le digne héritier de l’artiste qu’il était, Lulu Gainsbourg signe donc son retour sur le territoire français par un album plein de charme et d’audace : From Gainsbourg To Lulu.

From Gainsbourg to Lulu, parce qu’on part de Serge Gainsbourg pour glisser dans un univers qui n’appartient qu’à Lulu… Une œuvre pleine de complexité et d’arrangement. Au final, c’est surtout la reprise de grands classiques : Initials BB, La balade de Mélodie Nelson, le Poinçonneur des Lilas, Bonnie & Clyde, Requiem pour un Con (etc.)… C’est le travail d’un musicien qui refait tous les arrangements pour donner plus de technicité et d’épaisseur à la musique et l’œuvre d’un directeur musical qui contacte tout un tas de personnalités musicales ou pas pour travailler avec lui : Vanessa Paradis, Johnny Depp, Scarlett Johanson, Matthieu Chedid ou encore Iggy Pop.

Un avis sur la question ? Je vous livre le mien : j’apprécie la recherche musicale et certains morceaux sont absolument délirants tant ils prennent une dimension qu’ils n’avaient jamais eue, comme le Poinçonneur des Lilas en version jazz manouche qui poutre tellement son hamster qu’il en explose. Le musicien, l’artiste, la sensibilité de cet artiste transportent, sans aucun doute. En même temps, l’œuvre de Serge Gainsbourg est en elle-même intemporelle et n’a pour ainsi dire pas souffert du temps – pour certains morceaux, on trouve même une modernité qui n’éclot qu’aujourd’hui et donne aux textes de l’époque un sens nouveau… Et il faut dire que s’il est une chose qu’il manque à Lulu Gainsbourg, c’est le charisme de son père qui portait chacune de ses chansons. C’est pourquoi « From Gainsbourg to Lulu », du chef d’œuvre du père à l’œuvre du fils qui, en dehors des mélodies et des titres des morceaux, n’ont finalement pas grand chose à voir…

Ce n’est qu’un article pour faire connaître ici une œuvre qui est passée trop inaperçue à mon goût, pour saluer un fils, exprimer mon respect à un artiste. J’ose espérer que vous aurez apprécié le voyage,

Bonne soirée.

Cendar,

Avec un grand merci à C. & à la troisième meuf.

PS – Site officiel, ici - La page Facebook, .

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