Funk You!
Aujourd’hui, parlons funk… Quelle bonne idée ! Ok, mais le funk c’est quoi ? On a pu entendre que le funk c’était le jazz des fainéants ou encore le rap des mélomanes… Le hip-hop des cuivrés ? Toujours pas, bande d’hérétiques. Le funk, c’est un genre à part qui n’est pas prêt à rendre l’âme et il apparaît sinon nécessaire au moins de bon goût d’en débattre un peu.
Le funk est un mouvement qui est né dans la ville du Jazz, à la Nouvelle-Orléans, dans les années 50 mais qui ne sera popularisé qu’avec l’arrivée de grands comme James Brown dont on dit souvent qu’il est le parrain du mouvement. James Brown, I feel good, je bats ma femme, je suis mort et tout va bien… Mais pas que.
People, get up and drive your funky soul.
Say it Loud, I’m black and proud.
Je peux aussi vous parler sans trop me fatiguer de mecs comme Fred Wesley. Fred Wesley, tromboniste et arrangeur dans le domaine du jazz et de la funk, particulièrement connu pour avoir été… Le directeur musical de James Brown. Lui-même. Le monde est petit, n’est-ce pas ?
Funk for your ass.
Le funk, introduit pour vous en musique, est un genre de synthèse brillante de la musique afro-américaine. Né d’un mélange de soul et de jazz, c’est surtout la prédominance de la section rythmique qui donne au funk son punchy si caractéristique (pour les incultes, une section rythmique c’est la batterie, la basse et la guitare). On y ajoute généralement des cuivres, saxophones, trompettes et clarinettes, la plupart du temps pour donner une « voix » à la musique, faisant chanter un cuivre, lui offrant l’audace d’un solo et, ce, juste pour vous faire tourner la tête. On agrémente le tout d’une bonne petite voix bien timbrée, bien jazzy, prête à vous tenir des notes que vous n’autirez jamais envisagé sortir de vos propres lèvres, quelques mesures de rap pour les plus entreprenants, on mélange bien et on balance la sauce… Je ne vois pas comment mieux vous résumer ce genre sinon qu’il vous donnera l’envie de vous taper l’ascension du Mont-Blanc. Deux fois. Avec le sourire. Rien que ça.
C’est donc dans les années 60 que le funk prend ses lettres d’or mais quelle immense surprise sera celle de ce genre musical quand, dans les années 70, vont se pointer les mecs de The Commodores. Avec Lionel Richie. Oui. Lionel Richie. (pour le coup, je vous laisse le clip qui va avec, vous me remercierez plus tard…)
Évidemment, The Kool & The Gang ou encore Earth, Wind and Fire suivent le mouvement et – enfin – le funk est implanté et à peu près certain d’avoir une pérennité. Je vous spoile : il en a un. Et une belle. Je pourrais continuer un moment à vous faire toute la chronologie du funk mais, d’une part, vous êtes probablement nombreux à déjà la connaître et, d’autre part, j’ai carrément autre chose à foutre que vous expliquer le pourquoi du comment on en est arrivé jusqu’au but de mon article. Parce que vous parler de funk, c’est bien, mais beaucoup de personnes croient encore que le funk, ce n’est que Jamiroquai. Et, ça, c’est moche.
Le deuxième morceau, c’est plus pour le kiffe que pour le funk. Mais ne digressons pas. C’est moche disais-je. Ce n’est pas moche parce que Jamiroquai est mauvais, bien au contraire, c’est moche parce qu’au final le funk, c’est comme la soul ou le blues, c’est un genre très urbain, presque underground, qui mérite d’être connu dans sa diversité. Et c’est donc pour la diversité que je milite aujourd’hui.
Damian Erskine. Bassiste, connu pour son travail dans le funk. Damian Erskine, artiste extrêmement peu connu mais qui mérite pourtant une oreille attentive. Bassiste et musicien de talent, il a travaillé avec une tripotée d’artistes vraiment pas dégueulasse. Comme la Klezmocracy. Entre autre. Et puis, merde, écoutez :
Vous avez aussi The Budos Band et sa section cuivre absolument orgasmique. The Budos Band et leurs barbes de malades. The Budos Band, leur myspace, leur site et cette petite playlist parce que je ne ressens même pas le besoin de vous faciliter la tâche plus que ça.
Alors. Oui. Damian Erskine, il tire un peu sur le jazz. C’est vrai, The Budos Band, on ne trouve pas un gramme de vocalise. Certes. Néanmoins, je n’ai pas pour projet de vous abandonner comme ça. Je ne suis pas ce genre de personne. Aussi, sans plus d’introduction, abordons le sujet d’Abraham Inc. Groupe de funk monstrueux, Abraham Inc est la divine trinité comportant le virtuose David Krakauer, l’incroyablissime Fred Wesley (si vous avez suivi, je vous en parlais au début de mon article) et l’immense Socalled, pionner et maître du hip-hop klemzer. Le tout soupoudré d’une section cuivre connue sous le nom de Klemzer Madness. Et là, tu meurs. Ah si, tu meurs.
T’es mort ? Allez, j’suis pas une pute. Un petit Socalled pour le plaisir. Et je rends l’antenne sur ces quelques notes.
Cendar.




Abraham Inc : les papys font du hip hop. C’est juste géant
Je… je.. Merci.
*rires* de rien, filleul. Et j’ai bien mis Jamiroquai.