Dix ans plus tard, le Gorille n’a pas vieilli d’un poil
La vie est bien faite. Qu’est-ce qui pourrait être plus enivrant que de lancer ce blog le jour de la sortie du best of du groupe à qui je dois mon amour de la musique? Oui mes amis, aujourd’hui sort l’album de rétrospectives des 10 ans de Gorillaz : The Singles Collection 2001-2011. Le groupe virtuel le plus célèbre et vendu de tous les temps n’est pas seulement une bande de compères talentueux mais carrément une icône. Et ce qui fait du bébé de Damon Albarn un tel bijou n’est pas uniquement le nombre incroyable de tubes ou la qualité de ses mélodies et ambiances sonores, mais surtout le fait qu’il est une source d’inspiration. On pourrait presque dire que Gorillaz a une âme. Allez, faisons un rapide tour d’horizon.
Gorillaz est l’enfant de l’esprit génial de Damon Albarn, leader de Blur et de The Good, The Bad and The Queen mais également auteur de plusieurs projets de musique africaine (Mali Music et Kinshasa One Two). Le chanteur et musicien britannique est épaulé par Jamie Hewlett, dessinateur de la bande dessinée Tank Girl et lauréat du “Designer of the Year 2006″. On y retrouve quatre membres virtuels (2D, Russel, Murdoc et Noodle) naviguant dans un univers punk, sombre, avec des airs de fin du monde et profondément habité par les angoisses de l’enfance. Enchaînant les tubes, leur premier album éponyme produit par Dan the Automator fait un carton planétaire en 2001 avec des morceaux comme ”Clint Eastwood”, “Tomorrow Comes Today”, “Rock the House” ou “19-2000″. La véritable consécration interviendra 4 ans plus tard avec Demon Days produit par
Danger Mouse (également membre de Gnarls Barkley) et ses plus de 10 millions d’albums vendus. Les tubes planétaires “Dare”, “Feel Good Inc.” et “Dirty Harry” viennent véritablement révolutionner le monde de la musique tandis que les clips qui y sont associés entérinent définitivement l’originalité du groupe. Car oui, Gorillaz est une petite révolution. Bien qu’aucun autre artiste ne puisse lui ressembler ou s’y identifier, Gorillaz est devenu l’emblème des années 2000. Plutôt paradoxal hein? La fin du Gangsta Rap a précédé l’entrée d’une nouvelle ère dans la musique où les genres se fondent de plus en plus les uns dans les autres, perdant leur identité première pour s’hybrider, s’associer et muter ensemble. On ne parle plus de rap mais de jazz-rap, on ne parle plus de Pop mais d’électro-pop, on ne parle plus d’électro alternative mais de trip hop ou d’abstract hip hop. Quel groupe autre que Gorillaz a su fusionner autant d’influence? De la bossa de “Latin Simone” au hip-hop de “November Has Come” en passant par les beat électros de la plupart des titres de l’album Plastic Beach (sans parler de The Fall), Gorillaz est le creuset du XXIème siècle dans lequel toutes les influences du siècle passé trouvent leur place.
Il y aurait certainement trop à dire pour un seul article, et je suis sûr que la plupart d’entre vous connaissent une bonne partie des tubes qui ont fait le succès du groupe. On va donc conclure en disant qu’avec trois albums studios, deux albums de bonus tracks, un album de remixes et un album entièrement réalisé sur iPad, l’univers Gorillaz est complet, éclectique, unique et polymorphe. Brillant en somme. Rassurez-vous, chers lecteurs, je ne vais pas vous laisser sur votre faim comme ça. Pour vous prouver que l’univers Gorillaz est une source d’inspiration sans borne, une fontaine de jouvence pour la musique de cette seconde décennie, je vous lâche des remixes qui vont faire vibrer vos oreilles et chambouler vos pulsations cardiaques. Prêt à halluciner? Alors c’est parti, voici la sélection Ink, juste pour vous.
PhilGood
Tribute to Gorillaz



